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Une citation, un pangramme

Les premiers jours de chaque mois, une nouvelle citation, un nouveau pangramme

 

L'encre n'est que de l'or concentré. Paul Claudel

 

Je trouverai les pêches mais envoyez-moi quelques figues et de beaux kiwis. Coco

 

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 09:09

Les calligraphes n’ont, hélas, pas de saint patron…. mais un esprit (ange gardien ou démon calculateur ?) veille sur eux, et sur leurs erreurs, oublis, bavures… c’est Titivillus, bien connu des moines dès le XIIIème siècle.

Né de l’imaginaire monastique, et certainement par jeu, son nom apparaît pour la première fois dans le « Tractatus Penitentia » écrit vers 1285 par John of Wales, puis cité par Petrus de Palude, patriarche de Jérusalem, dans un sermon au XIVème siècle: « Fragmina psalmorum, Titivillus colligit horum ».

Titivillus sévissait dans les monastères, surveillait les offices et récoltait des fragments de psaumes dont il remplissait sa besace; les moines psalmodiant laissant échapper parfois quelques bavardages, ou remplaçant les paroles pieuses en paroles impies.
A partir du XVème siècle, Titivillus entre dans les scriptoria, devinant qu’il y aurait là aussi de la besogne…
Mais Titivillus n’est pas un ange. Il associe chaque faute au nom du responsable, et tient ainsi une comptabilité précise qu’il restituera lors du Jugement Dernier !

 

« Puisse Titivillus ne pas remplir trop sa besace ! » disait-on.

Aussi pour alléger une faute commise dans son manuscrit et pour se venger de cet esprit trop accusateur, le scribe en faisait porter la responsabilité à Titivillus : « Titivillus m’a fait faire cette faute ».

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Published by Laurence - dans découverte
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